23.11.2006
Le climat à Rennes (2/3)
Pour répondre à ta question Agnès, il nous manquait un sixième tiercé,
celui de Paris, qui avait aussi Valléjo et Audeguy. Ils ont reparlé de
tous les livres et Audeguy est finalement revenu en force, 10 voix
contre 12 à Miano.
Tout ça on ne le savait pas. Les profs étaient consignés au
rez-de-chaussée. Vers 12 heures, un train de presse est arrivé,
journalistes, radio et caméra, Sylvie Germain etc... on s'est senti
dépossédé de l'événement. On attendait en bas. Sur l'écran le journal de
FR3 national est passé en direct, encore quelques minutes bien longues
avant que Maxime ne fasse l'annonce publique. Ce jeune canadien a 23
ans, il avait arrêté ses études ce qui explique son âge. En fait les
Canadiens, 13 en tout, 6 présents en France, étaient des volontaires qui
ont lu la sélection en dehors de leurs heures de cours. L'opération est
prise en charge chez eux par une fondation privée qui finance des
projets liés à l'éducation.
06:08 Ecrit par Goncourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goncourt des lycéens, technique
22.11.2006
Le climat à Rennes (1/3)
Comment se sont déroulées les délibérations nationales à Rennes ? Je mets en ligne à partir d’aujourd’hui le reportage transmis par une collègue…
« Quelques mots de plus sur la journée à Rennes.
Le dimanche soir nous avons eu un verre d'accueil qui a permis de faire
connaissance, de retrouver les têtes connues, les collègues vus à Paris
en juin. Puis dîner chez Léon le cochon. Les élèves ont vite sympathisé,
les Canadiens se chargeant de l'ambiance, chants et même danse à la
fin... De notre côté ambiance plus sage. Nous avons rencontré
Philippe-Jean Catinchi, critique littéraire au Monde. Nous avons passé
une soirée délicieuse avec lui, il est d'une culture incroyable et
surtout un fervent défenseur du GDL. Ça fait vraiment du bien. Vous le
verrez dans les rencontres régionales de Bruit de Lire, c'est lui qui
animera à Rennes et Montpellier les forum de critique littéraire.
Le lendemain, à 9 heures, les délégués se sont installés à la Chope, une
brasserie du centre de Rennes. Le lieu est assez exigu. La presse
commençait à s'installer, des fils partout. Le jury est resté trois
heures en enfermé. Jeanie nous a dit que les débats avaient été de
qualité… »
06:43 Ecrit par Goncourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goncourt des lycéens, technique
21.11.2006
Les Bienveillantes 7/7
La fin du roman est plongée dans la confusion de la débâcle. Tout échappe à la volonté de l’ordre et de l’organisation. A nouveau blessé et diminué par ses troubles organiques, Max rentre à Berlin où il est soigné par Hélène, mais il ne donne pas de suite à la relation. Il cherche dans la maison de sa sœur le fantôme perdu et se livre à des rituels hallucinés.
C’est Thomas qui vient le chercher pour l’entraîner dans de dernières péripéties à travers un territoire pénétré par l’armée russe. Et toujours les figures des deux policiers qui le poursuivent et qui acquièrent véritablement le statut de « mouches », (p759) : il finit par les abattre l’un et l’autre, comme il exécute froidement l’un de ses anciens amants et même son ami Thomas. Le roman s’achève sur ces dérapages, au milieu du sang et de la confusion et sur le mot « bienveillantes » qui matérialisent les tourments d’un être qui a perdu tout repère.
06:10 Ecrit par Goncourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Bienveillantes. Littell. Goncourt. Rentrée littéraire








